Mal des montagnes : Informations, Prévention et Conseils
Terra bolivia

Durant votre voyage en Bolivie, vous allez surement ressentir les effets du mal aigu des montagnes (MAM), appelé également mal de l’altitude. Les symptômes surviennent généralement lors d’un séjour en haute altitude, c’est-à-dire au-delà de 2 500 mètres. Pas de panique, c’est généralement bénin ! Découvrez dans cet article tous nos conseils pour éviter le mal des montagnes : informations, prévention et astuces pour profiter au mieux de votre aventure en terres boliviennes.



Sommaire

Origine du mal aigu des montagnes
Qui est concerné par le mal de l’altitude ?
Mal des montagnes : quels sont les symptômes ?
Mal des Montagnes : conseils et prévention pour l’éviter
Mal des Montagnes : comment le soulager ?
Quels médicaments prendre contre le Mal des Montagnes ?
Ne pas refuser le diagnostic du mal de l’altitude
Contre-indications à un voyage en Bolivie en haute-altitude



Origine du mal aigu des montagnes (MAM)


Saviez-vous qu’en altitude il y a moins d’oxygène qu’au niveau de la mer ? À titre de comparaison, la quantité d’oxygène disponible à 3 000 mètres correspond aux 2/3 de celle disponible au niveau de la mer. À 5 000 mètres d’altitude, elle est diminuée de moitié. Le mal des montagnes est la réponse à une mauvaise oxygénation de l’organisme due à la diminution de la pression de l’oxygène dans l'air.


L’organisme réagit à ce manque d’oxygène (appelé également hypoxie) de deux façons :


- Réaction immédiate à l’altitude :
La fréquence de ventilation et la fréquence cardiaque augmentent, dans le but de capter davantage d’oxygène dans l’air et de le transporter plus rapidement aux organes. Cette réaction demande beaucoup d’effort à l’organisme sur le plan énergétique, car elle fait travailler beaucoup plus le cœur et les muscles respiratoires.


- Réaction progressive à l’altitude :
La réaction immédiate est remplacée ou complétée par un processus moins énergivore : l’augmentation du nombre de globules rouges servant à transporter l’oxygène. Étant longs à fabriquer, comptez au moins une semaine en altitude en Bolivie pour voir vos globules rouges augmenter. La fréquence de ventilation et le rythme cardiaque ralentissent alors, sans toutefois revenir complètement à la normale.



Qui est concerné par le mal de l’altitude ?


Appelé également « soroche » en Bolivie, le mal des montagnes affecte environ : - 15% des gens à partir de 2 500 mètres - 60 % des gens à partir de 4 000 mètres - tout le monde en haute altitude (plus de 5 000 mètres)


Comme le mal de mer, le mal des montagnes peut concerner tout le monde. L’âge ou le sexe ne sont pas considérés comme des facteurs de risque.



Mal des montagnes : quels sont les symptômes ?


La réaction à l’altitude est propre à chacun. Dans la plupart des cas, le mal de l’altitude en Bolivie est bénin. Il se traduit par différents troubles pouvant survenir séparément ou associés à d’autres symptômes, dans les premières heures de votre arrivée en Bolivie jusqu’à plusieurs jours après.


Les premiers signes du mal des montagnes sont :


- maux de tête
- sensation de fatigue et somnolence
- essoufflement
- troubles du sommeil
- vertiges et troubles de l’équilibre
- diminution de l’appétit et troubles digestifs
- nausées
- irritabilité
- diminution du volume des urines


Ces symptômes, fréquents et tout à fait normaux, disparaissent généralement d’eux-mêmes, ou du moins s’atténuent grandement, après quelques heures en altitude. Vous pouvez également les diminuer en prenant des antalgiques (aspirine ou paracétamol).


Malheureusement dans certains cas, des complications graves apparaissent :

- œdème pulmonaire : toux, crachats, lèvres bleues, insuffisance respiratoire
- œdème cérébral : maux de tête intenses non soulagés par l’aspirine, vomissements, troubles de la vue, parfois troubles psychiatriques.


Il s’agit alors d’une forme extrême du mal des montagnes, et il faut immédiatement réagir.


Nous recommandons à nos voyageurs de : - descendre sans attendre à la plus basse altitude possible - consulter immédiatement un médecin spécialisé


Nos équipes de guides et accompagnateurs sont formées à diagnostiquer les œdèmes pulmonaires, comme cérébraux, et à réagir immédiatement de la façon la plus appropriée.



Mal des Montagnes : conseils et prévention pour l’éviter



Préparation avant de partir en Bolivie


Comme expliqué précédemment, le mal aigu des montagnes peut survenir chez n’importe qui. S’entraîner physiquement avant un séjour en Bolivie ne protège donc pas du mal de l’altitude. Cependant, pratiquer des activités cardio (vélo, natation, rando - si possible en altitude) peut aider à atténuer les effets du MAM sur votre organisme.


Avant votre voyage en Bolivie, nous vous conseillons également de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant afin qu’il décèle d’éventuelles carences ou prédispositions. Si vous avez encore des craintes, n’hésitez pas à consulter un centre spécialisé dans la médecine de montagne.


L’essentiel à connaître pour préparer votre voyage en Bolivie


S’acclimater progressivement sur place


Afin de diminuer les effets du mal des montagnes, et réduire les risques d’aggravation, il est important de respecter deux règles d’or.


Commencer doucement


Chez Terra Bolivia, nous avons à cœur de proposer des voyages qui commencent en douceur, pour que vous ne souffriez pas trop du mal de l’altitude. Généralement, nous recommandons du repos pour le premier jour, surtout après 15h de vol ! Dans les premiers jours, les activités ou excursions proposées sont peu éprouvantes, et se situent généralement à proximité des centres de soin en cas de besoin. Au bout d’une semaine passée en altitude en Bolivie, vous êtes généralement bien acclimatés.


Monter progressivement


En général, nous construisons nos voyages sur mesure avec une acclimatation progressive. Par exemple, nous vous déconseillons formellement de visiter le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez dès votre arrivée (pic d’altitude à 5 000 mètres). Au contraire, nous privilégions une acclimatation en douceur en passant par le Lac Titicaca à 3800 mètres puis d’explorer le Salar.


Si pendant votre voyage en Bolivie, vous montez au-delà de 3 500 mètres, il est recommandé de monter progressivement de 700 mètres par jour. Par exemple, en partant de 3 500 mètres, vous pourrez très bien escalader un col à 4 500 mètres (+1 000 mètres de dénivelé) à condition de passer la nuit plus bas, par exemple à 4 000 mètres. La différence d’altitude de ce bivouac par rapport au précédent n’étant alors que de 500 mètres. Rassurez-vous, tous nos treks et ascensions sont conçus pour respecter cette montée progressive.


Créez votre voyage sur mesure en Bolivie en toute sécurité avec l’équipe Terra Bolivia



Mal des Montagnes : comment le soulager ?


Dans les premiers jours de votre voyage en Bolivie, particulièrement dans les premières 24 heures, nous vous conseillons d’économiser vos forces au maximum. Même si vous vous sentez en pleine forme (car excité d’être dans un nouveau pays), nul besoin de faire des efforts physiques inutiles ou démesurés dans le but de “se tester”. Au contraire, cela peut favoriser l’apparition du mal des montagnes. Nous vous recommandons de marcher lentement, afin de favoriser une bonne ventilation.


Durant le séjour


Pendant votre voyage en Bolivie, nous vous conseillons de :


- manger équilibré (les végétariens peuvent être carencés en fer, ce qui freine la production de globules rouges) - prendre un petit déjeuner abondant et complet - se ravitailler régulièrement : pour chaque journée en montagne, des vivres de course (barres de céréales, fruits secs, sucres) sont distribués par nos équipes d’accompagnement


Pour votre premier repas en altitude en Bolivie, il est recommandé de manger léger et de ne pas consommer d’alcool.


Durant un trek ou une ascension


Lors d’un trek ou d’une ascension en Bolivie, nous vous conseillons de :


- éviter un effort physique trop violent (sauter ou courir…)
- monter 200 à 300 mètres en plus (sans sac) une fois arrivé au bivouac. Vous pouvez y rester 1h puis redescendre au camp. C’est notre astuce pour bien dormir !
- si vous souffrez trop (à l’exception des maux de tête pouvant être soulagés par de l’aspirine), il faut vous arrêter et vous reposer
- si les signes persistent, il faudra alors redescendre de 300 à 400 mètres, et ne reprendre la progression que le lendemain si les signes ont disparu. Dans le cas contraire, vous devez renoncer à poursuivre le trek ou l’ascension.
- bien s’alimenter et s’hydrater


Pour éviter la déshydratation, favorisée par le combo gagnant altitude + soleil + effort, il est important de boire beaucoup d’eau (3 à 4 litres chaque jour). Vous pourrez aussi déguster un « maté de coca », une infusion de feuilles de coca. Cette boisson typique des Andes est énergétique et réputée pour atténuer les effets de l’altitude. Durant les treks ou ascensions, il faudra veiller à boire de l’eau minérale ou à purifier l’eau des ruisseaux, sous peine de connaître d’autres désagréments, notamment gastriques.


La feuille de coca, un remède naturel contre l’altitude



Quels médicaments prendre contre le Mal des Montagnes ?


Si vous suivez un traitement médicamenteux, consultez votre médecin généraliste avant de voyager en Bolivie. Il saura vous dire s’il existe des effets secondaires ou contre-indications à sa prise en altitude, des précautions à prendre ou encore des symptômes à surveiller.


En cas de maux de tête récurrents (céphalées), privilégiez l’aspirine qui fluidifie le sang, au paracétamol. Il est vivement déconseillé de prendre des somnifères. En effet, ces derniers provoquent des pauses respiratoires pendant le sommeil, aggravant ainsi le manque d’oxygène (hypoxie).


Nous conseillons également à nos clients de prendre de l’homéopathie Coca 9 CH quelques jours avant puis pendant leur voyage en Bolivie.



Ne pas refuser le diagnostic du mal de l’altitude


Si vous souffrez lors d’un séjour en Bolivie, considérez que c’est le mal des montagnes jusqu’à preuve du contraire ! Si vous avez mal à la tête ce n’est pas uniquement parce que vous avez marché au soleil sans chapeau. Si vous avez des nausées et vomissements, ce n’est pas à cause des œufs pas frais de la veille… Nous en avons conscience : le diagnostic du mal de l’altitude peut être vexant pour un sportif bien entraîné ou frustrant parce qu’il implique de mettre fin à un trek ou une ascension.


Pourtant le refuser peut aboutir à une catastrophe. Il est indispensable d’être sincère avec vous-même ainsi qu’avec les guides et accompagnateurs encadrant votre trek et ascension. Grâce à leur grande expérience du terrain, ils seront en mesure de vous conseiller au mieux et de prodiguer les premiers soins si besoin. C’est à eux que revient la décision de vous laisser ou non continuer le trek ou l’ascension.



Contre-indications à un voyage en Bolivie en haute-altitude


Un séjour en altitude et la pratique d’activités sportives (en particulier trekking et andinisme) est fortement contre-indiqué pour les personnes souffrant :


- d’insuffisance vasculaire
- d’insuffisance respiratoire chronique
- d’épilepsie
- de maladies nécessitant des injections répétées (par exemple diabète insulinodépendant)
- de maladies cardiaques non stabilisées
- de certaines maladies sanguines


Les séjours en altitude sont déconseillés aux :

- personnes ayant subi une intervention neurochirurgicale
- personnes ayant souffert d’un œdème cérébral ou pulmonaire, lors d’un précédent séjour en altitude,
- femmes enceintes
- nourrissons (moins de 18 mois).



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