Terra Andina Bolivie, tourisme équitable en Bolivie
TOURISME RESPONSABLE
Engagement des agences terra explora
Le Groupe Terra a à cœur de proposer un tourisme responsable (tourisme équitable , tourisme solidaire ou tourisme éthique).
CHARTE TOURISME RESPONSABLE
Nombreuses sont les façons de voyager, d’appréhender d’autres environnements, mais inévitablement nous laissons des traces sur notre passage. Chaleureuses, généreuses, discrètes ou dangereuses et inaltérables.
Aujourd’hui, de nombreux voyageurs sont sensibles à l’impact écologique de leur périple. Ils cherchent à être cohérents avec les principes citoyens qu’ils appliquent chez eux, mais aussi à améliorer la qualité de leurs séjour, pour faire du voyage une expérience authentique et utile.
LE TOURISME RESPONSABLE
Après nombre de débats sur la terminologie (éthique, équitable, durable, responsable, solidaire...), l'essentiel est de s'entendre sur les principes. Le tourisme « responsable » se distingue par son côté militant : la responsabilité vis à vis de l'environnement naturel et culturel et la volonté de contribuer à l'économie locale. L’ambition spécifique est d'assurer aux communautés vivant sur les lieux du tourisme une part équitable des revenus qu'il génère, et de concilier le tourisme avec le développement durable.
L’ECOTOURISME
L'écotourisme consiste en un tourisme écologique dont l'objectif principal est de profiter de la nature, des paysages, tout en garantissant de faibles conséquences environnementales. L'activité doit comporter une part d'éducation, aider à faire prendre conscience de la nécessité de préserver le capital naturel de la région visitée. L’écotourisme doit être un outil efficace de valorisation économique pour des zones naturelles menacées.
LE TOURISME COMMUNAUTAIRE
Le mot désigne les formes touristiques proposées et gérées par les populations locales elles-mêmes, formes qui s’intègrent de façon harmonieuse dans les diverses dynamiques collectives du lieu d’accueil. En respectant l’environnement naturel et social de ces communautés, le tourisme communautaire est sans doute l’héritier le plus fidèle du tourisme intégré.
Ces définitions débouchent sur un ensemble de critères généraux à respecter dans le cadre quotidien de notre travail d’opérateur touristique :
- Ecologie : Lutte contre les conséquences environnementales néfastes de l’activité touristique (rejets de CO2, pollution).
- Economie équitable : Implication des populations locales dans les services touristiques, une rémunération juste des partenaires, des conditions de travail décentes.
- Economie durable : formation des employés locaux, la taille des groupes doit être limitée en fonction de la fragilité des écosystèmes.
- Forme de travail respectueuse : Respect vis à vis de nos équipes, des clients, et des populations rencontrées au cours de nos voyages. Respect des modes de vie locaux.
- Culture : Mise en valeur des patrimoines culturels locaux. Favoriser une véritable rencontre entre les voyageurs et les populations locales.
Depuis plusieurs années, nos structures réfléchissent à savoir comment appliquer concrètement ces critères afin de diminuer, voire compenser, et dans le meilleur des cas inverser les effets indésirables du tourisme. Pour que le tourisme soit un acte positif.
Voici les principaux points résumés
Nos gérants et équipes sont tenus par contrat de respecter nos critères de tourisme «responsable» définis plus haut dans l’exercice quotidien de leur travail.
Développement et financement de projets locaux de tourisme communautaire. Mise en valeur d’échanges culturels et des patrimoines locaux. Lire ci-après les projets en cours.
Mise en place d’une contribution « écologique » volontaire pour certains voyages (Expéditions 4x4 en particulier / ou voyages avec vols aériens intérieurs). Participation financière des agences Terra à la même hauteur. Réinvestissement du montant recueilli dans des projets locaux visant à compenser les dégâts environnementaux de l’activité touristique (rejets de CO2, pollution). Voir la forme de ces réinvestissements ci-après.
Les projets touristiques sont élaborés de préférence en partenariat avec la population locale.
Respect de l'environnement : en particulier dans la gestion des déchets des treks et des ascensions andines. Priorité aux véhicules moins polluants. Limitation de la taille des groupes pour certaines excursions.
Formation des salariés locaux financés par Terra (cours de langue, d’informatique, de cuisine, de secourisme …). Voir ci-après concrètement.
Salaires supérieurs à ceux pratiqués localement quand ils ne semblent pas équitables. Par exemple en Bolivie, chauffeurs, guides et employés de bureau sont payés à un tarif environ 30 % supérieur à celui généralement pratiqués.
Transparence sur les salaires versés et les conditions de travail des employés de Terra Group (muletier, cuisinier, guide, employé de bureau, chauffeur, etc…).
Mise à disposition d’outils de travail de qualité pour les équipes de terrain (tentes, catering, accessoires des véhicules, équipements pour les muletiers …).
Des primes (guides – chauffeurs – gérants – employés) sont octroyées en fonction des résultats financiers et du niveau de satisfaction de nos clients.
Micro crédits : Terra Andina Peru et Terra Andina Bolivie ont mis en place un système de micro crédits (intérêt à 0%) pour ses fournisseurs qui n’ont pas accès au système de crédit bancaire. Environ 10 000 us$/agence/an. (Ex : un guide veut acheter un véhicule ou une maison)
Priorité au respect des règles définies : Un guide a le pouvoir d’exclure une personne d’un groupe si elle ne respecte pas ces règles.
Les agences Terra sont les agences réceptives (chargées de la réalisation opérationnelle) de plusieurs membres d’ATR : Agir pour un Tourisme Responsable http://www.tourisme-responsable.org/. Nous devons donc respecter la charte ATR pour nos services.
- En 2009, aide à la communauté Chipayas (la plus ancienne communauté de Bolivie) qui a décidé de s’ouvrir au tourisme.
- En 2009, participation à la première formation des guides de haute montagne en Bolivie, ainsi qu’à la formation de sauvetage en montagne.
- Contribution écologique : les clients peuvent, de manière volontaire, nous payer un supplément de 0.7 euro/jour (environ 1 us$) pour les itinéraires en 4x4. L’idée est donc de compenser les dégâts environnementaux causés par la consommation d’essence. Terra Andina Bolivie double les participations. Les fonds recueillis financent des projets locaux de développement durable (campagne de sensibilisation de la population andine sur la gestion des déchets, achat de panneaux solaires pour des villages isolés de l’Altiplano,…)
- Micro crédits (depuis 2005): Terra Andina a mis en place un système de micro crédits (intérêt à 0%) pour ses fournisseurs qui n’ont pas accès au système de crédit bancaire. 10 000 us$/an. (Ex : un guide veut acheter un véhicule ou une maison)
- En 2005, participation au financement de sanitaires dans 4 secteurs de la Cordillère Royale.
- En 2004 et 2005, participation à divers programmes de formation aux métiers du tourisme et de réglementation de l’usage de la montagne financés par le BID et Swiss Contact.
- En 2004, participation au financement du nettoyage du camp de base du Huayna Potosi.
- Depuis 2004, équipement des communautés de muletiers de la Cordillère Royale (sac de couchage, veste polaire, chaussure de marche, tente mess, …).
- En 2003, édition d’un livre photo du photographe Serge Vincenti et redistribution d’une partie des ventes pour financer un atelier de menuiserie à la prison de Potosi.
- Depuis 2004, financement à 50% de cours de Français pour 15 guides et chauffeurs de 4x4.
- Depuis 2003, financement de cours de premiers secours pour une quarantaine de guides et chauffeurs de 4x4.
- Depuis 2003, financement de cours de cuisine pour 20 guides et chauffeurs de 4x4, et pour les cuisiniers des treks.
- Reconnaissances dans des régions très isolées de Bolivie puis élaboration de produits répondant à des critères de tourisme équitable (en 2007, reconnaissance dans le Pando et dans la Cordillère d’Apolobamba).
- Mise en place en collaboration avec les communautés de la Cordillère Royale et de la cordillère d’Apolobamba un système de rotation des mules. Durant une traversée de la Cordillère Royale, chaque portion de l’itinéraire est traitée par une communauté différente qui reçoit ainsi directement des bénéfices des groupes qui traversent ses terres.
- De 2003 et 2005, Terra Andina Bolivie a été chargée de la rédaction du petit futé Bolivie. Certains contacts directs (guides/muletiers) ont été intégrés dans le guide, leur donnant ainsi une ouverture directe sur un marché international (marché des «routards» locaux / treks et circuits courts).
- Préférences dans le choix des fournisseurs : nous privilégions l’envoi de nos clients au sein de structures labellisées « tourisme équitable » : Chalalan ou Mapajo en Amazonie.
Tourisme communautaire Tuni (village isolé de la Cordillère Royale) 2007-2009 :
Elaboration,co-financement du projet Tuni dans la cordillère Royale (village de Tuni) afin de développer le tourisme communautaire. Construction de maisons respectant les traditions de l’habitant aymara andin et les exigences de confort de visiteurs occidentaux. Développement d’ateliers d’activité liés à la découverte du milieu naturel andin et de la culture aymara, en étroite collaboration avec la communauté (Gastronomie andine, importance du lama, des légendes, des plantes médicinales, le tissage,…). Décision en amont de l’affectation des bénéfices, conformément à une distribution équitable et à des objectifs de développement futur (amélioration de la santé, de l’éducation,…). L’idée est aussi, bien sur, de créer pour nos clients et pour la communauté une opportunité de rencontres, d´échange véritable et de découverte d’une autre culture. Vous pouvez recevoir le dossier complet de TUNI sur demande.
- En 2005, participation au financement de la première rencontre des guides de montagne sud-américains à La Paz.
* Salaires
- Salaire d’un guide francophone : 50 $us/jour +frais
- Salaire d’un chauffeur francophone et son véhicule : 100 $us/jour +frais.
- Salaire cuisinier trek : 20 $us/jour + frais
- Salaire guide de montagne diplômé : 70 $us/jour + frais
- Salaire d’un porteur en montagne : 10 $us/jour + frais.
- Location d’une mule : 6 $us/jour (le muletier est propriétaire de sa mule / une mule vaut environ 150 $us / en général un muletier met 5 mules à disposition). Salaire supplémentaire du muletier : 4 $us/jour + frais.
- Salaire des employés de bureau : environ 1000 $us/mois au lieu de 300 $ dans la grande majorité des agences de voyage à La Paz + primes + 5 semaines de congés payés (la loi locale impose seulement 2 semaines)
- Nous avons mis en place en collaboration avec les communautés de la Cordillère Royale et de la cordillère d’Apolobamba un système de rotation des mules. Durant une traversée de la Cordillère Royale, chaque portion de l’itinéraire est traitée par une communauté différente qui reçoit ainsi directement des bénéfices des groupes qui traversent ses terres.
- Terra Andina règle les services des prestataires immédiatement à la fin de leurs prestations, contrairement aux habitudes malheureusement encore trop fréquentes en Bolivie.