Le Pantanal
A peine a-t-on pénétré dans le Pantanal via l’une des rares pistes surélevées, que le maladroit Jabiru (du haut de son mètre et encapuchonné de noir), symbole du Pantanal, nous accueille et nous invite en son domaine. Ce grand oiseau n’est qu’un formidable spécimen parmi une multitude d’espèces qui peuplent cette région quasi vierge d’activité humaine. Aigles, faucons, martins-pêcheurs, cormorans ou milans surgissent de toutes parts tandis que les magnifiques aras (les grands perroquets) bleus, rouges, jaunes se laisseront surprendre à l’aurore ou au crépuscule.
La piste d’accès emprunte régulièrement des ponts de bois à partir desquels il est aisé d’observer des caïmans, le plus souvent immobiles sous le soleil au bord des points d’eau.
Plus tard, à dos de cheval ou lors d’une balade à pied, nous partons à la rencontre de groupes de coatis ou de familles entières de capybaras, énormes rongeurs très présents dans tout le Pantanal (600 000 individus dans la région).
Au cœur d’un des bosquets qui parsèment le gigantesque marécage à ses points les plus élevés (quelques mètres suffisent), notre guide « pantanero » nous livrera les secrets de cet environnement hostile et passionnant : plantes médicinales, arbres « mangeurs d’arbres », ainsi que les moyens mis en œuvre par l’homme pour s’adapter à ce milieu si particulier.
Le Pantanal, véritable symphonie naturelle conçue par un compositeur génial, se dévoile dans toute sa splendeur à qui n’hésite pas à endurer des conditions de confort sommaires.




